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La bronchoconstriction induite par l'exercice (BIE) est une caractéristique de l'asthme et d'autres maladies respiratoires. Elle survient lorsqu'une activité physique intense provoque un rétrécissement transitoire et réversible des voies respiratoires. Des facteurs environnementaux tels que le froid, la sécheresse et la pollution atmosphérique sont connus pour aggraver les symptômes, en particulier chez les athlètes et les personnes pratiquant une activité physique en milieu urbain.

Une étude récente de Marain et al. (2025) développe un modèle murin pour étudier les effets combinés de l'air froid, des particules d'échappement diesel (DEP) et de l'exercice sur la physiologie pulmonaire et l'inflammation des voies respiratoires. En intégrant les données du SCIREQ FlexiVent et Pléthysmographie vivoFlow+ à double chambreLe groupe capture à la fois des schémas respiratoires non invasifs et des résultats invasifs et à haute résolution de la fonction pulmonaire. Ces approches complémentaires apportent de nouvelles connaissances sur les mécanismes physiopathologiques sous-jacents à l'EIB associé à l'exposition.

mécanique flexiVent de la ventilation pulmonaire
FlexiVent
vivoFlow+

Nouveau modèle pour l'EIB associé à l'exposition

Les souris BALB/c et C57BL/6 ont été divisées en huit groupes en fonction de trois conditions :

  • Exercice vs repos
  • Température ambiante vs. air froid (4 °C)
  • DEP vs. exposition au sérum physiologique

Les souris BALB/c se sont révélées être la souche la plus réactive, présentant une hyperréactivité bronchique (BHR) significative et une inflammation neutrophile après un exercice à l'air froid, tandis que les souris C57BL/6 sont restées comparativement résistantes. Ce résultat fait de la BALB/c le modèle privilégié pour les études d'EIB associées à l'exposition.

Analyse des schémas respiratoires

Des mesures non invasives avec pléthysmographie à double chambre (DCP) ont révélé que l’air froid et l’exercice altèrent profondément le rythme respiratoire :

  • Le temps expiratoire est prolongé.
  • La fréquence respiratoire diminue, en particulier dans le Solution saline + exercice + 4 °C
  • La pause expiratoire finale (PEF) n'augmente que dans le DEP + Exercice + 4 °C

Ces résultats démontrent que l’air froid seul modifie le comportement respiratoire, tandis que le DEP intensifie l’obstruction des voies respiratoires pendant l’exercice.

Mesures de la fonction pulmonaire

Le système flexiVent FX a fourni des données haute résolution sur la mécanique pulmonaire 24 heures après la dernière séance d’exercice.

  • À la dose de méthacholine la plus élevée (40 mg/ml), les deux Solution saline + exercice + 4 °C et DEP + Exercice + 4 °C les groupes ont développé une hyperréactivité bronchique prononcée, caractérisée par une augmentation significative de la résistance des voies respiratoires (Rn) et une réduction marquée du % VEMS₀.₁.
  • La résistance des petites voies aériennes a atteint son maximum dans le DEP + Exercice + 4 °C groupe, indiquant que la combinaison de l'air froid, de l'exercice et de l'exposition au diesel exerce l'impact le plus grave sur la fonction des voies respiratoires.

Inflammation et lésion épithéliale

  • Un afflux significatif de neutrophiles a été observé dans le liquide de lavage bronchoalvéolaire (LBA) lorsque l'air froid, la DEP et l'exercice ont été combinés.
  • L'absorption de diesel par les macrophages a augmenté, la charge la plus élevée se trouvant dans le DEP + Exercice + 4 °C
  • Les dommages épithéliaux ont été indiqués par une fuite de protéine D tensioactive (SpD) dans le sérum, qui a été observée chez des animaux en exercice exposés au diesel, alors que l'exercice ou l'air froid seul n'ont pas provoqué de fuite significative.

Ces résultats montrent que les facteurs de stress environnementaux non seulement modifient la mécanique pulmonaire, mais déclenchent également des réponses pro-inflammatoires et endommageant les tissus des voies respiratoires.

Implications et conclusion

Cette étude établit un modèle murin reproductible d'EIB associé à l'exposition, démontrant que la combinaison d'air froid, d'exercice et de DEP induit les dysfonctionnements respiratoires, l'inflammation et les lésions épithéliales les plus graves. En combinant flexiVent FX et la pléthysmographie à double chambre, le modèle relie les altérations des schémas respiratoires aux mesures mécanistiques de la résistance des voies aériennes et de l'inflammation, comblant ainsi l'écart entre les résultats fonctionnels et la pathologie sous-jacente.

Ces résultats soulignent les risques liés à l'exercice physique dans des environnements froids et pollués, où l'exposition augmente significativement le risque de rétrécissement et d'inflammation des voies respiratoires. Cela a des implications importantes pour les athlètes, les travailleurs en extérieur et les patients souffrant d'asthme ou de maladies respiratoires chroniques. Parallèlement, le modèle murin offre une plateforme précieuse pour tester des interventions thérapeutiques et développer des stratégies préventives visant à réduire l'impact des facteurs environnementaux déclencheurs sur la santé respiratoire.

Références

Marain, NF, Dilissen, E., Cremer, J., Vanstapel, A., Bullens, DM, Dupont, LJ et Vanoirbeek, JA (2025). L'air froid et la pollution de l'air induisent une hyperréactivité bronchique et une inflammation dans un modèle murin. Science de l'environnement total, 989, 179828. https://doi.org/10.1016/j.scitotenv.2025.179828

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